Livre #1 – 999 ans de serial killers

AUTEUR : Stephane Bourgoin
ANNEE    :  2013
EDITEUR : RING

Résumé : 

365 authentiques portraits de serial killers, un pour chaque jour de l’année, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Assassin à 13 reprises et condamné à mort, on oublie de le pendre pendant sept ans et il est gracié. Une adolescente dénonce son père serial killer dans un talk-show à la télévision. Un vampire suédois qui consomme la chair de ses deux soeurs. A Hong-Kong, des fillettes sont tuées puis violées pour « créer » des fantômes destinés à tourmenter l’épouse du meurtrier. Un père et son fils deviennent tueurs en série à 22 ans d’intervalle. Schizophrène et serial killer, il rêve d’être Freddy Krueger. Icône gay et travestie, « Ryan le dépeceur » devient une vedette de la chanson dans le Couloir de la mort. En prison, le tueur du zodiaque épouse un criminel travesti qui exige de changer de sexe. Un serial killer canadien qui écrit des livres pour enfants. Une Australienne tue son fils de deux ans quand une voix lui affirme qu’il est Jack l’Eventreur…

AVIS :  

On ne présente plus Stéphane Bourgoin, écrivain français spécialisé dans les tueurs en série. C’est après avoir entendu plusieurs personnes, s’intéressant sur les cas de tueurs en série, m’expliquant à quel point ses livres étaient bourrés d’informations intéressantes et très bien écrits, que j’ai décidé de me lancer moi aussi dans l’un de ses bouquins…

J’ai commencé à m’intéresser aux tueurs en série alors que je n’avais que 15 ans, lorsque je suis tombée sur le cas de Roberto Succo (tueur en série italien qui a sévi en France et en Suisse d’avril 1987 à février 1988 ).

Alors attention, c’est vraiment comprendre le fonctionnement psychologique des hommes qui en arrivent à tuer d’autres personnes, sans pitié ni remords, qui est intéressant ( ce doit être le côté anthropologique qui fait ici surface… ), mais en aucun cas, le cautionnement des actes commis par ces personnes… Oui je préfère mettre les choses au clair car certains pourraient croire que c’est vraiment de la fascination malsaine, pure et dure, pour les meurtres et tout ce qui s’ensuit… (et bah non !)

Pour en revenir au livre de Mr Bourgoin, la présentation est plutôt originale. A chaque jour de l’année son serial killer. Les années défilent et s’emmêlent. J’ai trouvé le principe ainsi que le visuel plutôt sympathique. On peut donc lire ce bouquin, en faisant des pauses. Car si vous êtes comme moi, il vous arrive de faire des petites pauses dans vos lectures pour lire d’autres bouquins, et ainsi revenir à une histoire commencée quelques semaines voir mois plus tôt sans reprendre du début et donc… ne plus rien y comprendre…

Au niveau de la facilité de lecture, j’ai trouvé que ce livre se lit plutôt bien, l’auteur à une façon d’écrire plutôt fluide mais bien entendu plus dans un style documentaire que d’un roman d’amour. Ca fait plus article de journal que livre de science-fiction, si vous voulez ! Il y a quelques mots manquants par-ci, par-là, même si ce n’est rien de bien dérangeant.

 

Les cas racontés sont tous plus fous les uns des autres… On en vient vraiment à avoir peur des êtres humains qui nous entourent. Le petit problème, c’est qu’à cause du format, il va y avoir des jours où Stéphane Bourgoin va raconter l’histoire d’une personne en 3 pages et une autre en 3 lignes… Je suis vraiment restée sur ma fin à plusieurs reprises car il m’est souvent arrivé d’en avoir marre de lire sur le tueur en série de plusieurs pages mais d’en vouloir plus sur celui expliqué en quelques lignes. Ces détails, trop aléatoires, m’ont, par moments, lassé.

Par contre il y a vraiment des histoires très intéressantes, certaines ont même mené à des films et des livres que nous connaissons tous plus ou moins maintenant. Par exemple, le cas « d’Ed Gein, le vampire de Plainfield », aurait donné vie au très célèbre personnage du livre de « Psychose » écrit par Robert Bloch : NORMAN BATES. Ou encore l’histoire d’un triple meurtre de jeunes Finlandais âgés entre 15 et 18 ans sur les rives du Lac Bodom, qui a donné son nom au groupe de hard-rock « Children of Bodom ». Et pour être honnête ce dernier cas et un des plus intéressants à lire dans le bouquin.

Personnellement j’aime beaucoup lire sur des tueurs en série, surtout sur des tueurs du XVIII, XIX et début XXe siècle. Bien évidemment les autres cas sont aussi très intéressants, mais pas autant que ceux de ces années-là. Ce livre nous apporte beaucoup d’informations dans le temps en général, on ne porte pas d’attention sur une année, une époque en général et ça donne du caché de pouvoir faire des allers-retours dans le temps (à savoir qu’étant donné que le livre est sorti en 2013, si vous le lisez comme moi, en 2017, vous ne serez pas spécialement à jour dans toutes les updates que Stéphane Bourgoin nous donne tout au long du livre…).

Dans l’ensemble c’est un bouquin plutôt sympa à lire si vous êtes intéressés par les cas de tueurs en série et si vous ne voulez pas spécialement vous lancer dans un livre qui se lance dans une histoire de A à Z. Il est vrai que le livre est un peu bancal dû à son trop d’informations ou à son manque d’informations (comme vous voulez)… tout dépend du cas dont il parle. Mais il réussit le pari qu’est son titre, il nous fait bien parcourir 999 années de tueurs en série en tout genre et ça, ça a de la gueule.

Je ne pense pas m’arrêter là dans les livres de cet auteur car j’aime vraiment ressentir son professionnalisme tout au long de ma lecture, et ainsi, pouvoir m’instruire sur la personnalité de ces hommes et femmes en tout genre qui en viennent à ces actes dénués d’humanité… Mais mon prochain choix, se portera sur un serial killer bien précis, qui en « fascine » bon nombre d’entre nous : Jack l’Eventreur…

★★★★☆

« Lorsque je rentrais à minuit passé, parfois gorgé de sang de mes victimes, j’effaçais toute trace suspecte de es mains et de mes vêtements. Au retour de ma femme, nous discutions de notre journée de travail, de nos voisins, avant de nous endormir côte à côte. Je ne faisais jamais de mauvais rêves et mes nuits n’étaient jamais troublées par le manque de sommeil. »

( Peter Kürten à son psychiatre Karl Berg)

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